7/03/2013 : Journée de la femme au Congrès

Comme chacun le sait, la journée internationale de la femme est célébrée chaque année le 8 mars. A cette occasion, le congrès de la Nouvelle Calédonie a souhaité mettre ses élues à l’honneur, en organisant une journée de réflexion et d’échanges sur la situation des femmes dans notre pays.

Dans la mesure où les élues ont été très sollicitée le 8 mars, il est apparu opportun au président du Congrès d’organiser cette journée la veille de la journée internationale de la femme.

Durant ce jeudi 7 mars, les élues ont travaillé en atelier sur trois thématiques : femmes et violence, femmes et travail, femmes et famille. À charge pour elles de proposer des textes, de faire des propositions ou de fixer des orientations.

À l’issue de cette journée, le président du congrès a convié l’ensemble des élus à une séance publique, en présence du gouvernement et de diverses personnalités invitées, afin que soient restituées les mesures que les élues estimaient nécessaires d’examiner, en vue d’améliorer la condition féminine en Nouvelle-Calédonie.

Ces propositions (publiées en annexe) seront transmises au gouvernement qui sera chargé de préparer les projets de textes correspondants. Ces textes seront ensuite examinés par la commission des droits de la femme et de la famille, créée en début d’année dans le cadre de la refonte du règlement intérieur du congrès de la Nouvelle-Calédonie, puis adoptés en séance publique.

 Discours de M. Gérard POADJA,

Président du congrès de la Nouvelle-Calédonie

 Je voudrais, tout d’abord, vous remercier, tous, d’être présents aujourd’hui, au congrès de la Nouvelle-Calédonie, pour cette réunion importante de notre assemblée.

Je voudrais, surtout, remercier les élues femmes qui ont travaillé avec beaucoup d’ardeur et de conviction, toute la journée, pour faire émerger des mesures destinées à améliorer la condition des femmes en Nouvelle-Calédonie.

C’est la première fois qu’une telle manifestation est organisée au congrès de la Nouvelle-Calédonie.

Le meilleur moyen de faire progresser la cause des femmes en Nouvelle-Calédonie, c’est de leur ouvrir des espaces de réflexion et de discussion, c’est de leur permettre de faire elles-mêmes des propositions.

A titre personnel, je considère qu’il est nécessaire de faire évoluer la situation des femmes en Nouvelle-Calédonie, à tous les plans, politique, économique et social.

Les femmes calédoniennes doivent trouver leur juste place dans les institutions politiques, dans les conseils d’administration mais aussi dans les emplois de direction, du secteur privé comme du secteur public. Une juste place en fonction de leurs qualifications, de leurs diplômes et de leurs compétences.

On ne peut plus admettre, aujourd’hui, que les femmes, simplement parce qu’elles sont femmes, soient traitées de manière inégale.

De même, la femme kanak, de statut coutumier, doit trouver sa juste place dans notre système traditionnel.

Il n’est pas normal qu’elle n’ait pas les mêmes droits que les femmes de statut de droit commun, d’autant qu’elles sont de plus en plus nombreuses à faire des études supérieures, à obtenir des qualifications et des diplômes.

Dans toutes nos cérémonies coutumières, la femme – en réalité, la mère – est présente et honorée. Et, si le rôle de l’oncle utérin est si important dans la coutume, c’est bien la preuve du rôle essentiel de la femme. Car, elle est source de vie. Si je suis là, devant vous, c’est grâce à une femme qui m’a donné la vie.

Les hommes oublient ou font semblant d’oublier cela.

Pour moi, la femme est l’égal de l’homme. Je ne me pose même pas la question. C’est une évidence. D’ailleurs, j’ai poussé mes enfants, garçon ou fille, de la même manière pour qu’ils poursuivent leurs études, pour qu’ils acquièrent une qualification, pour qu’ils trouvent un métier leur permettant de se réaliser et d’être autonome financièrement.

Ce discours, je ne le tiens pas seulement aujourd’hui, parce que c’est la journée de la femme au congrès.

Je le tiens parce que je suis profondément convaincu que le combat pour l’égalité des hommes et des femmes est juste.

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