Prochain RENDEZ-VOUS DU CONGRES : « L’entre-deux-accord » 1988-1998 : Parenthèse ou Fondation ?

Cette période, qui restera dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie comme celle de « l’entre-deux-accords » commence par la tragédie de Wadrilla et l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene. Elle n’aurait pu ne jamais exister. Les femmes et les hommes politiques du pays en ont décidé autrement. Au lendemain d’une guerre insulaire pudiquement dénommée « événements », rien n’était acquis et la « légitime méfiance » pour reprendre les mots d’Aimé Césaire dominait. Le long processus de la provincialisation, le pouvoir partagé, le rééquilibrage, les grands travaux, les « quatre cents cadres » l’accord de Bercy, le passage mouvementé pour la société Kanak de l’emploi saisonnier au salariat permanent, ont permis grâce à la confiance retrouvée de s’engager dans un nouvel accord au lendemain même de l’inauguration du Centre Culturel Tjibaou. Au moment où l’Accord de Nouméa entre dans sa dernière mandature, beaucoup se demandent si les acquis des deux accords seront assez solides, assez profondément ancrés dans les mentalités pour résister à la montée de l’illégitime méfiance, à l’oubli des temps de guerres, à la banalisation de la paix, au retour des discours virils et belliqueux ?

L’entre-deux-accords ne serait-il que l’ouverture d’une parenthèse de trente ans dans l’histoire  de la Nouvelle-Calédonie ?

Les pratiques, les méthodes, les logiques développées pendant cette décennie sont-elles fondatrices pour les nouvelles générations et pour un pays en voie de décolonisation ? 

Cette conférence sera animée par Louis-José Barbançon, docteur en histoire et écrivain calédonien

Le jeudi 28 novembre à 18h, dans l’hémicycle du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.

La conférence-débat sera retransmise en direct sur www.congres.nc

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