Cyclone Pam : Le Congrès solidaire avec le Vanuatu

A l’initiative du Président du Congrès, le Haut-Commissaire a reçu, lundi 16 mars à 14h30, une délégation conduite par Gaël Yanno et composée des membres de la commission des relations extérieures ainsi que des représentants de chacun des groupes politiques. Objectif : coordonner les aides de la Nouvelle-Calédonie vers le Vanuatu.

« La seule chose de sûre, c’est que c’est une catastrophe pour le Vanuatu, a lancé en début de réunion le Haut-Commissaire, Vincent Bouvier. Il est cependant encore trop tôt pour avoir une évaluation précise des dégâts, mais aussi des pertes humaines. Il y a probablement plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de morts ».
Devant la délégation du Congrès, et en présence du consul général du Vanuatu, le Haut-Commissaire a été assez direct et concret : « A court terme, il va falloir énormément de moyens humains, logistiques et financiers pour aider en urgence notre voisin. Mais il nous faudra encore plus de moyens, à long terme, pour reconstruire le Vanuatu ».

Dans le cadre des Accords Frantz (1), depuis dimanche 15 mars, des secours ont déjà été dépêchés sur place depuis la Nouvelle-Calédonie (par la France), l’Australie et la Nouvelle-Zélande, mais l’heure est encore à l’évaluation des dégâts.
Des vols de reconnaissance des zones touchées sont encore effectués afin de définir les priorités pour les populations sinistrées, en lien avec les autorités locales.

Le Haut-Commissaire, Vincent Bouvier, a confirmé que l’aide internationale, et pas seulement de nos voisins, était très importante, mais que la complexité était désormais de coordonner tout cela.

Pour les aides émanant des institutions de la Nouvelle-Calédonie (Congrès, gouvernement, provinces, communes, etc…), les conseillers de la Nouvelle-Calédonie ont proposé qu’une cellule de coordination soit mise en place.
Vincent Bouvier a validé cette démarche et souhaite désormais, afin de faciliter le travail de l’Etat, qu’un référent soit nommé au sein de chaque institution et qu’il participe aux réunions quotidiennes.

Pour les aides émanant des « privés » (entreprises, associations, familles, etc…) le Haut-Commissariat a clairement appelé les Calédoniens à se rapprocher des associations caritatives (Croix-Rouge, Secours Catholique et Saint-Vincent-de-Paul) habituées à gérer ce type de situation et déjà en lien avec les services de la mission d’assistance aux sinistrés.
Le message est clair, nos voisins auront besoin d’aide sur le long terme.

« La Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu ont une histoire commune. Aujourd’hui nous nous sentons tous Ni-Vanuatu, a lancé le président du Congrès, Gaël Yanno. Nous comprenons bien qu’aujourd’hui les aides, les propositions, les initiatives viennent de partout et pourraient créer de la désorganisation qui ne profiterait pas aux sinistrés. C’est pourquoi, le Congrès se mobilise et participera à toutes les réunions pour vous faciliter le travail, mais c’est l’Etat qui est le plus à même pour coordonner l’ensemble de ces opérations tant sur le plan local qu’international ».

(1)L’accord Frantz a été signé le 22 décembre 1992 et engage ses signataires (France, Australie, Nouvelle-Zélande) à échanger leurs informations afin d’assurer le meilleur usage de leurs ressources pour les opérations de secours à la suite de cyclones et d’autres désastres naturels dans la région.

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