Thierry Santa, candidat à sa propre succession

Le 16 juillet 2015 Thierry Santa était élu président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. Un an après, le fauteuil est traditionnellement remis au vote et il se porte candidat à sa propre réélection, ce jeudi 30 juin 2016. Interview

Le Congrès : Comment avez-vous vécu votre première année en tant que président de l’institution ?
Thierry Santa : Le début de ma mandature a débuté difficilement, puisqu’elle a tout de suite démarré par le conflit des rouleurs. Les premières séances du Congrès ont dû être annulées ou reportées pendant deux mois. Mais ce conflit a conduit les élus du Congrès à une réflexion et un débat très intéressants sur le schéma minier et la question des exportations en particulier. Le rythme normal de travail de l’institution a fini par reprendre dans l’apaisement, conformément à l’état d’esprit du comité des signataires de juin 2015 et nous avons rattrapé le retard accumulé.

Le Congrès : Quelles sont les lois du pays à retenir de cette année de mandature ?
Thierry Santa : Le premier sujet intéressant, je viens de le mentionner, c’est le nickel et les autorisations d’exportation. Mais il faut aussi retenir que nous avons fait évoluer les aides au logement, que nous avons acté le projet éducatif qu’il reste maintenant à mettre en œuvre, tout comme le dossier Do Kamo pour la santé. Et tout dernièrement, la semaine dernière, c’est le Schéma pour la transition énergétique qui a été adopté. Au-delà de la politique minière et métallurgique, le Congrès adopte nos lois, des textes qui touchent au plus près la vie quotidienne des Calédoniens : logement, éducation, santé, environnement… C’est cela qu’il faut retenir.

Le Congrès : Comment vous sentez-vous dans le costume de président du Congrès ?
Thierry Santa : Je n’avais jamais exercé de hautes fonctions institutionnelles auparavant, j’ai donc ressenti quelques difficultés au démarrage, si je puis m’exprimer ainsi. Désormais, je me sens un peu plus à l’aise. J’espère que la manière dont j’ai présidé cette institution a satisfait mes collègues. Le rôle d’un président du Congrès est surtout de faire en sorte que nos séances dans l’hémicycle, nos assemblées, se passent le mieux possible, dans le respect de tous et de chacun. C’est du moins ce que je me suis efforcé de faire tout au long de cette année, et ce que je continuerais à prôner si mes collègues me font de nouveau confiance jeudi matin.

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