Ouverture des premiers États Généraux de la mer

Soutenus par les institutions, au premier rang desquelles le Congrès, les acteurs de la mer en Nouvelle-Calédonie se réunissent pendant deux jours, ces 5 et 6 juillet 2016, pour élaborer une stratégie maritime calédonienne.

Accueilli dans l’auditorium de la province Sud, le Cluster Maritime Nouvelle-Calédonie propose deux jours de réflexion pour dresser l’état des lieux des enjeux maritimes calédoniens.  Ce regroupement d’entreprises et d’institutions liées par un même secteur d’activité, celui de la mer, a un objectif ambitieux : établir un rapport de synthèse des enjeux maritimes pour dresser un état des lieux utile à la définition d’une politique publique maritime. Soit, le socle d’une véritable stratégie de la mer partagée par tous les acteurs, publics et privés.

Pour une politique de la mer

« Lancer une véritable stratégie maritime calédonienne et identifier des projets prioritaires à mettre en place, c’est un thème à la fois riche et plein de promesses », a souligné le président du Congrès, dans son discours d’ouverture de ces premiers États Généraux de la mer calédoniens. « En ces temps où la Nouvelle-Calédonie doit affronter un sévère ralentissement de son économie et en particulier du nickel, il est indispensable de rappeler et de débattre des formidables enjeux de la mer. Il est pertinent et opportun de mieux envisager leurs aspects de développement économique, tout en optimisant ce qui fait notre spécificité dans un espace insulaire », a  précisé Thierry Santa.

« L’imagination, la créativité, mais aussi le savoir-faire de la société civile doivent inspirer davantage nos politiques publiques » (Thierry Santa)

Le travail en ateliers autour des 26 thèmes préparés par le cluster permettra d’identifier les freins aux différents secteurs d’activité et de préparer des projets. Exemple de structuration d’ores et déjà annoncée comme nécessaire pour optimiser les retombées économiques du secteur maritime récréatif  : l’accueil des croisiéristes. Autre exemple cité en ouverture : le développement des métiers innovants, des activités émergentes créatrices d’emplois et de richesses comme les biotechnologies, encore à l’état embryonnaire localement. Pour Philippe Gomès, député de la seconde circonscription qui a ouvert le colloque aux côtés du président du Congrès,  développer notre économie bleue est une nécessité. Il a plaidé pour la définition d’une politique économique bleue, « un élément majeur de la diversification économique dont nous avons besoin. »

« Notre mer est un trésor » (Philippe Gomès)

Un premier état des lieux complet

Impressionné par le travail préparatoire du Cluster maritime Nouvelle-Calédonie – et l’en félicitant-  le président du Congrès a, dans son discours,  mis en exergue deux aspects du programme qui ont retenu son attention. « Le premier est l’étendue des secteurs maritimes traités dans votre diagnostic. 26 secteurs inscrits aussi bien dans le domaine du droit, que ceux du financement, de la recherche, de la sécurité, des infrastructures que de l’industrie et de l’opérationnel, c’est considérable. Le second est votre volonté d’inscrire vos débats dans le contexte régional. S’intéresser à ce qui se fait en Polynésie, à Wallis et Futuna et même au niveau national, se pencher sur les cas de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, prendre en considération les enjeux régionaux et internationaux d’une diplomatie de la mer, tous ces sujets placent votre réunion à un très haut niveau. »

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