Thierry Santa, l’arbitre des débats

Invité du journal de la mi-journée le 5 juillet 2016 sur Océane FM, Thierry Santa, réélu président du Congrès le 30 juin dernier, fait le point sur les voies et les moyens de la nouvelle mandature du Congrès. Il est revenu sur la méthode qui assure son succès auprès de ses homologues du Congrès et sur le calendrier des chantiers à mener durant cette deuxième mandature, à l’approche des prochaines échéances électorales. Extraits

Sur le récent décès de Michel Rocard

  • Le père fondateur des Accords  dont il faut garder en mémoire une certaine méthode.  Il a eu l’idée lumineuse de faire venir la Mission du Dialogue qui a permis la paix.

Sur sa réélection à la tête de la première institution du territoire

  • Une réélection qui se fait dans la continuité d’une prise de conscience qui a commencé l’an dernier, celle de la nécessité de l’unité du camp non-indépendantiste à l’approche d’échéances primordiales. Il nous faut assurer la stabilité des institutions calédoniennes.

Sur ses liens avec le gouvernement de Philippe Germain

  • Gouvernement et Congrès de la Nouvelle-Calédonie doivent travailler en concertation étroite, permanente, en harmonie, pour préparer en amont les textes qui sont présentés aux Conseillers du Congrès. C’est une méthode de travail, qui n’empêche pas de ne pas être d’accord sur tout.

Sur les chantiers à venir

  • D’abord mettre en œuvre les textes cadres, les schémas récemment adoptés comme le plan Do Kamo pour la santé, le projet éducatif et la transition énergétique. Ensuite, travailler à l’adoption de nouvelles lois du pays, notamment sur la Taxe Générale à la Consommation (TGC) et le texte qui l’accompagne sur la compétitivité et les prix, un texte qui va encore demander quelques discussions. Travailler aussi à la loi sur l’Emploi local dans la Fonction publique et le texte qui l’accompagne sur l’intégration des contractuels, un texte qui représente une attente forte et qui est en cours d’examen.

Sur la délocalisation des séances du Congrès

  • Si les séances plénières qui concernent les 54 élus sont difficilement délocalisables, les commissions peuvent effectivement se tenir hors l’enceinte du boulevard Vauban, notamment en province Nord à la demande des élus de celle-ci. Autre initiative à venir : les déplacements du Congrès au plus des communes, notamment minières.

Sur la méthode Santa

  • Une façon de présider en faisant en sorte de permettre à chaque élu du Congrès, quelle que soit sa sensibilité, de s’exprimer et de développer son argumentation, un exercice qui requiert une certaine vigilance quand on est au perchoir.

Son message à tous

  • Dans le contexte particulier actuel, c’est l’apaisement qui doit être notre mot d’ordre à tous, sachant que dès l’an prochain les tensions électorales vont inévitablement resurgir.

Sur la réaction de l’UCF lors du renouvellement du Congrès

  • Malgré une séance consensuelle où tous les présidents ont été élus à l’unanimité, les membres de l’UCF ont quitté l’hémicycle après la première élection, celle du président de l’institution, sous prétexte de ne pas avoir été invités à participer aux réunions de préparation des commissions, ce qui n’est pas vrai. Ils resteront néanmoins, cette année comme l’an dernier, toujours conviés aux différentes commissions même s’ils ne représentent pas un groupe politique au sens du règlement intérieur du Congrès.

Retrouvez l’intégralité de l’interview radio de Thierry Santa :

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