Les assemblées des trois collectivités françaises du Pacifique désormais partenaires

En visite officielle en Polynésie française, Thierry SANTA, le président du congrès de Nouvelle-Calédonie, a signé mardi 9 août 2016 (mercredi 10 pour Nouméa) avec ses homologues – Mikaele KULIMOETOKE,  le président de l’assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna et Marcel TUIHANI, le président de l’assemblée de la Polynésie française – l’élargissement de la convention de partenariat de coopération régionale entre les assemblées délibérantes des trois collectivités françaises du Pacifique.

Coopération interparlementaire

Initialement signée le 5 décembre 2013 entre les deux présidents des assemblées de Polynésie française et de Nouvelle-Calédonie, la convention inclut désormais Wallis et Futuna. Objectif de la collaboration entre parlements du Pacifique : débattre et harmoniser les visions respectives des élus sur les grandes problématiques transversales de nos territoires. Comment ? En améliorant et développant avec plus de continuité le partage d’informations et d’expériences entre les services.

Concrètement, ce partenariat cible un certain nombre d’axes prioritaires de partage d’expériences et de bonnes pratiques institutionnelles. Il vise notamment à développer la formation du personnel entre les trois institutions et  à permettre l’organisation de visites de travail pour les élus, tout en favorisant l’assistance mutuelle dans les domaines technique et administratif.

Extrait du discours de Thierry SANTA lors de la signature de la convention

 «  Cela fait désormais trois années que le Congrès de la Nouvelle-Calédonie et que l’Assemblée de la Polynésie Française ont signé une convention de partenariat pour unir, par-delà les mots, nos deux collectivités. Cette convention a permis, non seulement de renforcer les liens d’amitié et de fraternité qui existaient déjà entre nous, mais aussi et surtout de mettre en place une véritable relation de coopération et de partage dans de nombreux domaines, aussi bien politiques, institutionnels, techniques, et administratifs.

Déjà à l’époque, nous avions envisagé d’élargir cette convention. Nous désirions intégrer Wallis et Futuna,  l’autre collectivité française majeure du Pacifique. Au-delà de la proximité géographique que nous partageons tous, il existe entre nos 3 collectivités de véritable liens de fraternité, envisager l’avenir communément, et avancer main dans la main est essentiel.

C’est avec un immense plaisir que j’ai donc répondu favorablement, il y a de cela quelques semaines, à la demande d’adhésion effectué par le président KULIMOETOKE.

Pour nos collectivités, cette convention est un tournant. Ma conviction, c’est que les collectivités du Pacifique, que nous représentons, ont énormément à apporter aux autres, et cela dans tous les domaines. Et ma volonté, c’est qu’avec le travail que nous avons effectué jusqu’à présent et que nous allons consolider à l’avenir, c’est désormais de nous doter des moyens d’être de véritables porte-avions de la culture, du prestige et des valeurs françaises. C’est une chance, une chance pour l’avenir de la Polynésie Française, de Wallis et Futuna, et de la Nouvelle-Calédonie, mais aussi une chance pour la France et son rayonnement dans notre région et à travers le monde.

L’alliance de nos 3 collectivités est un pari gagnant, gagnant pour chacune d’entre nous et pour l’État français. Nous avons tout à gagner à resserrer et optimiser nos liens pour peser chaque jour sur notre place dans le monde.  Notre diversité, culturelle, géographique, économique et historique est un atout de complémentarité sur lequel nous pouvons, et nous allons, miser pour l’avenir de nos territoires et de nos populations. »

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