Liste spéciale référendaire : de bonnes conditions selon l’ONU

Le rapport des experts de l’ONU sur l’établissement de la liste électorale spéciale pour la consultation (LESC) sera rapidement transmis par le président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie aux membres du congrès, aux signataires des Accords et au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, et à la ministre des Outre-mer par le Haut-commissaire. Il a été officiellement remis aux deux autorités en ce jeudi 25 août en fin de journée par Flavien MISONI, le président de la mission d’experts de l’Organisation des Nations Unies dans l’enceinte du congrès.

Climat de sérénité

Pour la mission, dans l’ensemble, le processus d’établissement de la LESC s’est déroulé dans un bon climat et les travaux des commissions administratives spéciales auxquels les experts se sont associés sur l’ensemble du territoire se sont déroulés de manière sereine. « Un climat de sérénité que nous nous réjouissons de constater au regard de la forte appréhension initiale qui avait conduit à la création de cette mission », rappelle Flavien MISONI.

Poursuivre les efforts et les inscriptions

La mission invite ainsi les autorités, en partie conclusive de son rapport, à renforcer encore le processus de transparence dans l’élaboration de cette liste et le plan d’accompagnement déjà déployé par l’Etat, associé aux communes, pour continuer et optimiser le nombre d’inscriptions d’ici 2018. Deux points majeurs proposés par l’ONU : Améliorer la préparation et l’accès aux documents, notamment d’état civil et de recherche de filiation, pour les dossiers d’inscription d’office, ainsi que prolonger l’accompagnement des jeunes majeurs dans la démarche d’inscription. « Le processus d’inscription se poursuivant l’an prochain et en 2018, jusqu’à la consultation », précise Flavien MISONI.

Après avoir remercié la mission pour la qualité du travail rendu et de ses relations avec les services de l’Etat, notamment avec les commissions administratives spéciales, le Haut-commissaire Thierry LATASTE s’est engagé à mettre en œuvre les recommandations formulées en étroite collaboration avec les communes du territoire, « pour un travail plus efficace et homogène des commissions et, recommandation essentielle, pour encourager ceux qui ne sont pas encore inscrits à le faire. » Même si « l’essentiel du travail est aujourd’hui accompli, avec quelque 154 000 inscriptions, dont 150 000 d’office ».

Que personne ne soit exclu

Le président du Congrès à, quant à lui, souligné qu’il était « primordial que personne ne soit exclu, quelque soit son statut, voilà l’objectif partagé par tous. Notamment les jeunes majeurs ayant du mal à prouver leur filiation, ou ayant du mal à prouver leur présence sur le territoire. Deux catégories qui peuvent encore représenter un nombre non négligeable d’inscriptions. Que personne ne soit oublié est essentiel pour, d’abord, que chaque personne qui soit en droit de s’exprimer puisse le faire, mais aussi pour que le scrutin soit, le jour venu, politiquement incontestable. »

Que personne ne soit oublié est essentiel pour, d’abord, que chaque personne qui soit en droit de s’exprimer puisse le faire, mais aussi pour que le scrutin soit, le jour venu, politiquement incontestable.

(Thierry SANTA)

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