Comment moderniser la formation professionnelle ?

La visite de l’EFPA, l’Établissement de formation professionnelle des adultes, par les élus de la commission Travail et Formation Professionnelle du congrès de la Nouvelle-Calédonie s’est inscrite, vendredi 9 septembre 2016, dans le cadre de la présentation par le Gouvernement d’une réforme, plus profonde et globale, de la formation professionnelle calédonienne actuellement en cours de réflexion.

Au menu des discussions qui ont nourri la journée : la présentation des différents pôles pédagogiques de l’établissement public de formation (le pôle historique de maintenance industrielle a 60 ans, tandis que le pôle tourisme-hôtellerie-restauration a ouvert en 1973), et son évaluation au regard de l’évolution de ses programmes et des publics, mais aussi des résultats et de son budget.
Ce dernier est alimenté par les fonds publics (Nouvelle-Calédonie et Fonds Européen de Développement), d’où l’intérêt des élus de disséquer les dépenses en fonctionnement et en investissement. La présentation de l’EFPA comprenait celle de son nouveau programme SPOT, destiné à un jeune public difficile, symptomatique des nouveaux besoins. Ce parcours individualisé proposé depuis 3 ans à une centaine de stagiaires leur permet d’acquérir, en moins d’un an, les bases d’une insertion professionnelle.

En visitant les stagiaires, les équipes d’encadrement et les locaux de l’EFPA – à tout le moins ceux de Nouméa, le centre de formation bénéficiant également d’un site de formation à Bourail, les Conseillers territoriaux étaient aux premières loges pour se rendre concrètement compte des problématiques soulevées par la question de l’efficience des programmes de formation professionnelle proposés en Nouvelle-Calédonie, par l’EFPA d’une part, mais aussi de manière plus générale à l’échelle d’une province et de l’ensemble du territoire.
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie était ainsi présent pour avancer son idée globale de réforme des établissements publics dédiés à formation et à l’insertion professionnelle, présentée aux élus par ses services ad hoc, en présence du vice-président notamment en charge du secteur, Jean-Louis d’Anglebermes. Objectif visé : mieux organiser les structures, en misant par exemple sur la modernisation de leurs statuts, pour adapter l’offre à la demande qui a évolué ces dernières années. Préciser, réorienter ou mutualiser les missions de certains organismes (comme l’IDC NC) est également envisagé pour gagner en efficacité et réduire les coûts pour la collectivité. La Nouvelle-Calédonie et les provinces consacrent 6 milliards de francs par an à la formation professionnelle.

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