Le Centre de soins de suite, une bouffée d’oxygène

Emmenée par sa présidente Rusmaeni Sanmohamat, la commission Santé et Protection sociale du Congrès a visité le Centre de Soins de Suite et de Réadaptation le 29 novembre 2016. Un centre spécialisé privé qui vient soulager le CHT.

Accolé au Médipôle, le Centre de Soins de suite et de Réadaptation (CSSR) est une structure privée qui prend en charge les patients dès leur sortie du CHT pour un suivi et une rééducation globale. Sont concernés les grands traumatisés suite à un accident de la route, un accident vasculaire cérébral et suite à de fortes complications dans les cas de diabète et de problèmes respiratoires. Paralysie, amputation,  assistance respiratoire… Le suivi est médical, psychologique et social et ne coûte pas plus cher au patient que le forfait journalier hospitalier puisque le centre, quoique privé, est homologué par la règlementation sanitaire calédonienne.

Ouvert en mai 2015, soit il y a un an et demi, le CSSR fonctionne à plein régime, il a aujourd’hui atteint son rythme de croisière. Et c’est un vrai « plus » pour la Calédonie, tant pour les patients que pour les finances publiques. Être soigné au plus près de la maison permet de guérir plus vite, et évite 80 % des Évacuations sanitaires qui étaient organisées jusqu’en 2014.

(Étienne LATRASSE, directeur)

Une initiative privée exemplaire

Financé par 2 milliards de francs d’investissement privés, le centre est ouvert sur l’extérieur et bénéficie d’appareillages de pointe. Visité par des équipes de Métropole et d’Australie, il offre un cadre de prise en charge globale optimale qui fait aujourd’hui référence. Il a, en outre, créé 110 emplois : 13 kinésithérapeutes, 4 ergothérapeutes, 4 psychiatres et neuropsychiatres, 2 orthophonistes, 3 diététiciens, 6 médecins généralistes et médecins spécialisés, 2 professeurs d’éducation physique adaptée… qui ont monté une équipe polyvalente mobile pour aller jusqu’au domicile des patients pour accompagner le retour à la maison, jusqu’à la réinsertion familiale, sociale voire professionnelle.

Faire évoluer les textes administratifs

A l’origine du projet, le directeur du centre, Étienne LATRASSE a besoin aujourd’hui d’aller plus loin : obtenir l’autorisation administrative du transfert des dossiers patients numérisés entre le CHT et le CSSR. Un premier pas pour simplifier et diminuer le coût de la prise en charge des malades – un dossier sur lequel les élus du Congrès vont rapidement se pencher. Avant d’envisager de rayonner sur l’ensemble des autres provinces, voire de construire un centre équivalent dédié aux enfants. Pour ces sujets aussi, le cadre administratif  local (juridique et règlementaire) à besoin  d’être consolidé, les Conseillers vont y veiller.

 

Le CSSR dans le détail

  • 80 lits d’hospitalisation complète, répartis comme suit :

–  20 lits pour la rééducation neurologique (suite à un AVC par exemple)

– 20 lits pour la rééducation locomotrice (suite à une amputation),

– 20 lits pour la rééducation méta-endocrinienne (problèmes liés à l’obésité)

– 20 lits pour la cardiologie et les problèmes respiratoires (BPCO)

  • 15 lits d’hospitalisation de jour
  • Coût de prise en charge d’un patient pour le centre : 56 000 F / jour (contre 300 000 F en réanimation hospitalière, par ex.)
  • Taux de remplissage actuel : 95 %
  • 110 emplois créés, dont 95 % pourvus localement
  • C’est la SAS Calédonie Santé qui gère le centre. Elle s’est associée à des promoteurs pour réaliser le projet (Caillard et Kaddour, et Promobat).

 

La visite en images :

Retour aux actualités