L’hommage de Thierry Santa au Grand Chef Moyatéa

 » En ouverture de cette séance du Congrès du 7 avril 2017, je souhaite rendre hommage au nom de notre institution et de chacun d’entre nous, au Grand Chef du Mont-Dore, Robert Moyatéa, décédé il y a quelques jours.

Le rayonnement coutumier, politique et humain de celui qui siégea sur les bancs de notre assemblée a été unanimement souligné depuis sa disparition. Élu du Congrès et de la province Sud durant la dernière mandature des Accords de Matignon-Oudinot (1995-1999) et la première mandature de l’Accord de Nouméa (1999-2004), il assuma de nombreuses responsabilités dans les commissions et fut pendant plusieurs années le vice- président de notre institution.
Grâce à ses engagements politiques, ses responsabilités coutumières et ses convictions religieuses, Robert Moyatea fait partie de ces hommes qui ont marqué une époque où la Nouvelle-Calédonie avait besoin de soigner ses plaies.
Très actif dans les divers secteurs d’activités qu’il animait, il était surtout considéré comme le plus fin connaisseur de l’histoire des clans de la région du sud et faisait autorité dans le règlement des conflits coutumiers. Dans ce cadre, il fut amené à exercer entre 1993 et 1996 la fonction de président de l’aire Drubéa- Kapumë.
Tous ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer dans cette enceinte se souviennent de l’homme de caractère et de conviction dont la forte personnalité n’excluait pas une courtoisie au service de relations humaines de qualité qu’il entretenait avec ses collègues.

En notre nom à tous, mes chers collègues, je présente mes sincères condoléances à sa famille, aux membres de son clan et à son fils Aldo appelé à lui succéder à la tête de la grande chefferie du Mont-Dore.
Je vous demande, mesdames, messieurs, de bien vouloir respecter une minute de silence à la mémoire de Robert Moyatéa. »

Thierry Santa

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