Listes électorales spéciales : la mobilisation de tous est nécessaire

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Mercredi 28 juin, Flavien MISONI, président du groupe d’experts de l’ONU a été reçu au congrès de la Nouvelle-Calédonie pour remettre à son président, Thierry SANTA, et au secrétaire général du haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, Laurent CABRERA, pour  l’État et le ministère de l’Outre-mer, le rapport de la mission de l’ONU relatif à la révision de la liste électorale spéciale pour les provinciales et de la liste électorale référendaire qui a été opérée en cette année 2017.

Après une première mission en 2016, les douze experts de l’ONU ont été déployés cette année entre fin février et début juin 2017, suivant le calendrier des travaux des commissions administratives spéciales (CAS) en charge de la révision de nos listes électorales spéciales au sein de nos communes. Nos listes électorales  donnant accès, pour l’une, aux élections des assemblées de province et au Congrès (la LESP) et pour l’autre, celle donnant accès au référendum (liste électorale spéciale pour la consultation, ou LESC). Un travail qui s’effectue annuellement, mais depuis l’an dernier en présence d’experts internationaux et indépendants, en charge de contrôler la méthodologie, la bonne forme d’inscription sur ces listes, en raison de l’approche du référendum.

Objectif des missionnaires, partagé par les récipiendaires du rapport : la fiabilité de la constitution des listes, pour assurer le bon déroulement des prochains scrutins et rendre leurs résultats incontestables. Comme le résume Thierry SANTA, le président du congrès de la Nouvelle-Calédonie : « il faut faire en sorte que ces listes soient le plus juste possible, c’est toute la démarche de cette mission », qui s’attache notamment à vérifier l’inscription des jeunes majeurs, des personnes de statut civil coutumier, des natifs et des personnes ayant leurs intérêts moraux et matériels en Nouvelle-Calédonie, suivant les critères définis.

Conclusion de Flavien MISONI, à la remise de ce deuxième rapport : « L’essentiel est la mobilisation de tous pour la sensibilisation de la population. L’État ne doit pas être le seul acteur dans ce dossier, il faut que tout le monde interpelle les citoyens pour les inciter à s’inscrire. Il faut également sensibiliser toutes les collectivités à la constitution de bases de données complètes, pour assurer la fiabilité des fichiers. L’État s’est aujourd’hui le plus mobilisé, avec des initiatives intéressantes, il faut élargir cette forte mobilisation à toutes les parties prenantes, citoyens et médias compris. Nous sommes à la veille du référendum, allons-y ! ». Prochaine révision des listes spéciales, et prochain séjour des experts de l’ONU : mars 2018.

 

Interviews

Thierry SANTA, président du congrès de la Nouvelle-Calédonie :

« J’ai le sentiment que la mission, par rapport à l’an dernier, a été encore plus dans les détails pour émettre des recommandations dont le but est d’établir des listes les plus justes possibles. C’est le fil conducteur de son travail et à ce niveau, je le juge de qualité. Les recommandations sont adressées à l’État bien sûr, mais aussi aux autres parties prenantes. Des recommandations très pratiques et utiles aux communes, de manière à rendre plus précis et exhaustif les comptes-rendus des commissions électorales spéciales, mais aussi à l’adresse du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie comme l’idée d’attribuer un numéro unique aux électeurs, quelque que soit sa commune de résidence, ce qui simplifierait effectivement les choses. »

Flavien MISONI, président du groupe d’experts de l’ONU :

« L’essentiel est la confiance partagée dans le fichier électoral constitué. Nous avons, encore une fois, constaté la bonne tenue des travaux, mais il nous faut pour promouvoir tout ce qui peut l’être et garantir l’inclusivité des listes et leur fiabilité. Le travail doit être fait avec beaucoup de volonté concernant la quantité et la qualité des données répertoriées, et l’information à l’administré doit être suffisamment éclairée sur son dossier. Nous continuons donc à émettre des recommandations aux parties prenantes [État, gouvernement, mairies, CAS, NDLR] pour gagner en efficacité [sur le remplissage in extenso des procès-verbaux des CAS, NDLR]. Il faut que tous les ayants-droit soient inscrits à l’approche des échéances, et c’est l’exercice que nous faisons. »

Laurent CABRERA, secrétaire général du haut-commissariat de la République en NC :

« La venue de cette mission est appréciée, elle sert véritablement depuis l’an dernier à apaiser le déroulement des révisions. Le travail est intensif pour chacune des parties prenantes, pour que le résultat soit le plus inclusif possible. En 2016, pour exemple, ce sont 9 000 courriers qui ont été adressés pour contacter directement des personnes encore non inscrites. Et ce travail d’alerte, pour inciter la population à venir s’inscrire, a continué en 2017 et se poursuivra en 2018. Le haut-commissariat va maintenir son dispositif d’information à l’attention de toute la population, notamment au travers des grandes manifestations calédoniennes pour toucher un maximum de personnes. Pour aller au-delà, nous avons une autre idée pour l’an prochain, celle de constituer un réseau de référents dans chaque commune. Nous pourrions faire appel à des volontaires. »

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