Hommage au Tirailleur Kalepo WABETE à Ko We Kara

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Yoann LECOURIEUX, 1er Vice-président du Congrès, a rendu hommage, vendredi 10 novembre après-midi, au Tirailleur kanak Kalepo WABETE, au cours d’une cérémonie de recueillement à Ko We Kara. Cet évènement aura été ponctué par les discours des différentes institutions, les gestes coutumiers des aires de Djubéa Kapone, de Drehu, des chefferies de Lössi, de Tokanod et d’une cérémonie religieuse.

Retrouvez un extrait du discours du 1er Vice-président du Congrès, Yoann LECOURIEUX :

« C’est un honneur pour moi d’être à vos côtés aujourd’hui pour célébrer le retour d’un enfant du pays qui a combattu pour la liberté dans ce qui restera à jamais un des conflits les plus traumatisants et destructeurs de l’histoire de l’humanité : le Tirailleur kanak Kalépo WABETE.

Il faisait partie de ces nombreux kanak qui, alors qu’ils étaient considérés à l’époque, non pas comme des citoyens, mais des sujets de la République française, se sont mobilisés pour la défendre. Ils ont combattu et risqué leurs vies pour une patrie qui n’était, légalement, pas encore la leur. D’avril 1915 à novembre 1917, ils se sont embarqués pour Marseille avec la volonté de sauver le pays qui leur avait apporté l’évangile.

Engagé volontairement à l’âge de 25 ans, dans la compagnie des tirailleurs des îles du Pacifique, Kalépo Wabete avait pris la mer, le 4 juin 1916, à bord du Gange pour rejoindre le Front. Reconnu par ses pairs pour son sang-froid et son habileté, il est tombé au champ d’honneur le 25 octobre 1918, lors de la bataille pour la reprise de la ferme de Petit-Caumont, quelques jours seulement avant l’Armistice.

Aujourd’hui, 101 ans après son départ, Kalépo rentre enfin chez lui. Je tiens à remercier la famille Wabete, ainsi que l’Association pour le retour du Tirailleur kanak Kalépo, qui ont pris l’initiative de partager, avec l’ensemble des calédoniens, cet évènement rare et émouvant.

L’histoire de ce jeune kanak, ce héro tombé pour la France et la liberté, à qui nous devons le plus profond des respects restera gravée dans la mémoire calédonienne comme un exemple de courage et de don de soi. « 

Le retour des restes mortuaires du  Tirailleur du Bataillon du Pacifique  était attendu depuis plus de 30 ans par sa famille. Rentré de Métropole hier, le cercueil sera au centre des cérémonies du 11 novembre, place Bir Hakeim à Nouméa, avant d'être transporté et enterré dans la journée sur son île natale de Tiga.

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