Adoption du financement de la transition énergétique

La séance publique du 19 avril 2018 était consacrée à l’examen du projet de loi de pays pour le financement de la transition énergétique de la Nouvelle-Calédonie. Ce texte instaure une nouvelle taxe sur le carburant, notamment le gazole, pour financer en partie la construction de la future centrale électrique (au gaz) de la SLN, pour remplacer l’actuelle centrale du site de Doniambo. Bien qu’adopté à la majorité, ce plan de financement n’a pas fait l’unanimité dans l’hémicycle du boulevard Vauban. Un projet de loi pourtant capital pour Philippe GOMES, le député de la seconde circonscription et membre du groupe politique L’Intergroupe au Congrès, qui était le rapporteur spécial de ce projet de loi du pays. Si tous les groupes politiques se sont accordés sur la nécessité d’une nouvelle centrale, l’unanimité n’a pas prévalu au moment du vote final. L’Intergroupe et le groupe UC-FLNKS et Nationalistes ont voté pour, le groupe UNI et Basile CITRE, élu sans étiquette, se sont abstenus, le groupe Les Républicains Calédoniens a voté contre.

Philippe GOMES rapporteur (au centre)

 

 [POUR] Philippe GOMES (Intergroupe) :

« Ce projet est un choix d’avenir. Grâce à cette nouvelle centrale, nos besoins énergétiques sont couverts jusqu’en 2030. Cette centrale est primordiale parce qu’elle nous donne les moyens de notre indépendance énergétique, mais aussi parce qu’elle protège l’environnement – on aura 14 fois moins de poussières et 2 fois moins de gaz à effet de serre – , parce qu’elle ouvre une nouvelle filière énergétique dans le pays, la filière gaz, parce qu’elle permet surtout aussi de garantir la compétitivité de la SLN et donc, l’avenir des 8 000 familles qui, de manière directe, indirecte ou induite, vivent aujourd’hui au travers de cette société. Donc, c’est vraiment pour la Nouvelle-Calédonie un élément essentiel de notre avenir. Cette centrale au gaz, demain, sera aussi indispensable que l’a été le barrage de Yaté en 1955 et qui représente aujourd’hui 50 % des besoins de notre distribution publique. »

[ABSTENTION] Ithupane TIEOUE (UNI) :

« Nous avons avec ce texte qu’une seule proposition de modalité de financement du projet de centrale et l’UNI le regrette. Nous aurions voulu plusieurs pistes de recettes pour, peut-être, éviter de mettre à contribution les Calédoniens en cette période difficile, en augmentant de 3,5 F/L le prix du gazole pour financer 600 millions de francs par an. »

[CONTRE]  Grégoire BERNUT (Républicains calédoniens) :

« Ce vote sur la création d’une nouvelle taxe – l’augmentation du gazole – est prématuré à plusieurs titres, le dossier à bien des égards n’étant pas ficelé : gouvernance des nouvelles instances de gestion de l’énergie, mise en concurrence du projet, future tarification du KW Heure facturé à la SLN, etc., absolument rien n’est bouclé. »

 

 

 

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