L’animateur volontaire des centres de loisirs enfin reconnu

Réuni en séance publique le jeudi 29 novembre 2018, le congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté la loi du pays « relative à l’animation volontaire » qui encadre l’exercice de la fonction d’animateur volontaire dans les centres de vacances proposés à nos enfants. Rapporteur spécial de ce texte qui crée un statut attendu depuis plus de 10 ans par les bénévoles, les associations organisatrices et les collectivités publiques : Nadeige Faivre, du groupe UNI.

La plupart de nos enfants sont concernés par ce que l’on appelait hier les colonies de vacances ou centres aérés et ce que l’on appelle aujourd’hui les centres de vacances et de loisirs (CVL) agréés. Ils représentent en Nouvelle-Calédonie chaque année 43 000 journées de vacances, animées par un peu plus de 1 500 animateurs volontaires. Ces bénévoles sont âgés de 16 ans ou plus et sont formés par quelque 30 professionnels pour obtenir le Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur (BAFA) ou le Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Directeur (BAFD) et détenir le droit d’encadrer nos petits à longueur de journées ludiques et éducatives dans près de 60 structures organisatrices.

Convention et gratification

Non professionnel, l’animateur volontaire n’avait pas de statut. Mais le cadre juridique ad hoc aujourd’hui créé permet à ces acteurs incontournables du secteur socio-éducatif de bénéficier d’une convention d’engagement, clarifiant les obligations en termes d’assurance et de temps de repos. Ce « contrat » permet également aux bénévoles qui s’engagent de percevoir une gratification financière, soit un revenu non imposable, et une reconnaissance écrite de cette expérience professionnelle qui pourra être valorisée sur un curriculum-vitae. Pour les organisateurs et les collectivités, ce cadre sécurise les conditions d’exercice de la fonction au bénéfice de tous. Cette loi donne suite à la création du cadre juridique des CVL en 2005.

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