Le Congrès à l’écoute des médecins urgentistes
Mercredi 14 octobre 2026, le Bureau du Congrès a reçu les représentants du syndicat des médecins urgentistes de Nouvelle-Calédonie, présidé par Solène Ruiz, accompagnée du Dr Olivier Muller. Urgences saturées, manque de personnel, difficultés d’accès aux soins en brousse et dans les îles… La situation reste particulièrement préoccupante et l’engagement quotidien de nos soignants mérite d’être salué et accompagné de décisions concrètes.
Ces échanges ont permis aux élus de mieux mesurer les tensions qui pèsent sur le système de santé calédonien et sur ceux qui le font fonctionner au quotidien. Le syndicat a rappelé son rôle : relayer les difficultés du terrain, soutenir les médecins urgentistes lorsqu’ils en ont besoin et informer la population sur la réalité de leur exercice.
Les propositions de réouverture de lits d’hospitalisation et de création d’une maison médicale de garde pour désengorger les urgences ont été discutées. Pour Virginie Ruffenach, la présidente du Congrès, “les solutions ne passent pas nécessairement par des moyens financiers supplémentaires, mais aussi par une meilleure organisation et une répartition plus efficace des ressources existantes, pour faciliter le travail des soignants et améliorer la prise en charge des Calédoniens.”
Venue alerter les élus sur la situation des urgences du Centre hospitalier territorial, Solène Ruiz, praticienne hospitalière, a souligné le sens de cette rencontre : « Il est important que les politiques soient informés de la gravité de ce que l’on vit pour la santé des Calédoniens. Les urgentistes constatent une dégradation de l’état de santé de la population. De plus en plus de patients renoncent à acheter leurs médicaments et arrivent aux urgences dans un état grave. Face à cette situation, le service fait face à deux difficultés majeures. D’abord l’accueil : les urgences sont aujourd’hui sous-dimensionnées et trop petites pour recevoir l’ensemble des patients. Ensuite les capacités d’hospitalisation : le nombre de lits disponibles au CHT reste insuffisant, en lien avec un manque d’effectifs.”



